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Accueil | février 2005 »

31 janvier 2005

Un mal, des mots

Retour sur un mal chronique qui ronge la communication de l'univers des technologies de l'information (IT) depuis plusieurs années...

Depuis hier, j'ai la joie et le bonheur de posséder un téléphone portable de troisième génération - 3G ou UMTS, comme on veut. La découverte des fonctions de cette bestiole m'a troué (oups) stupéfait. Clic, voilà la liste des distributeurs de billets à proximité de l'endroit ou je me trouve ! Paf, la télé en direct... DINGUE ! J'hallucine ! Enfin des vraies fonctions nouvelles, utiles, sur un téléphone !

Une fois passée la première surprise, le me dis : "comment se fait-il que la pub ne me bassine à longueur de journée avec ces trucs ?"

D'un coup, je repense à la campagne de pub Siemens que nous avons "commise" en septembre 2000 :Campagne Siemens 2000 on annonçait le multimédia mobile. Rien que ça... En SEPTEMBRE 2000. Vous vous souvenez ? Au moment où un opérateur téléphonique français de grand renom international nous expliquait que M. X gérait toute son usine depuis son mobile grâce au wap...(et pis quoi encore ?). Nous sommes juste 4 ans et demi plus tard... L'UMTS fait ses premiers pas.

Me vient ensuite à l'esprit la brochure de PeopleSoft (un client de Singapour jusqu'à très récemment...) qui pendant des années m'a fait marrer : 8 fois (huit !) en 4 pages, cette brochure, directement adaptée de l'américain nous donnait du "leader mondial" pour des trucs aussi divers que :
- les ERP
- les logiciels de CRM pour les entreprises (de quoi faire rigoler Siebel)
- le support aux utilisateurs PeopleSoft eux même. Voilà. Je suis leader mondial de l'assistance à mes clients. C'est pas top, ça ?
- plus 5 autres du même tonneau que j'ai fini par oublier.

A force de sur-promettre. (Wahouuuuu, ce trop cool logiciel de comptes à la maison qui va me transformer ma vie que ce sera plus jamais pareil que comme avant tellement que je vais être cool avec mes pieds sur mon bureau, trop, trop bien - hého, c'est juste un logiciel pour faire ses comptes, hein !).
A force de se battre à coup de "leader mondial de mon marché à moi tout seul que y'a personne d'autre dessus, alors forcément, je suis leader".
A force de multiplier les effets d'annonce pour des nouvelles versions tellement plus incroyables que celle d'avant qu'était déjà de la balle, t'y crois pas.
A force d'user du Slideware (produit qui n'existera jamais que sur des slides) ou autre Vaporware (pipeau en français).
A force de mener la guerre des mots et des superlatifs (le "award winning" - maintes fois récompensé - exceed expectations, dépasse les standards de l'industrie, bref toutes ces traductions à deux balles que l'on se bouffe à longueur de body-copies, sites web, brochures, ...).

A force de tout ça, plus rien de veut rien dire. Plus aucun message n'est crédible. Alors, est-ce moi qui n'ai pas entendu que la 3G était une VRAIE rupture (j'allais dire révolution ! ! !) dans l'usage de la téléphonie mobile ou sont-ce les opérateurs et constructeurs qui n'osent plus dire simplement la réalité ?

J'ai envie aujourd'hui de remettre les compteurs des mots qui tuent à zéro. Comme dans les écoles de journalisme, avoir un gros crayon rouge et barrer d'un trait rageur tout superlatif non légitime. Séduire avec autre chose qu'un vulgaire hurlement. A force de brailler, plus personne ne s'entend.

30 janvier 2005

Ca se soigne Docteur ?

Nous sommes dimanche 30 janvier, il est 10:19.Image1
Rien de spécial le 30 janvier 2005 ? Non rien... fait moche. Il pleut. RAS
Sauf que...
Sauf que l'ai acheté mon SonyEricsson K700i en renouvellement chez SFR le 30 octobre 2004. Que pour bénéficier d'une "offre" SFR il faut attendre 3 mois.
Ca fait 2 mois et 29 jours que je regrette mon K700 (génial) parce qu'il n'est pas compatible 3G. Plus précisément depuis que j'ai lu sur MacBidouille que l'on pouvait connecter sur portable Mac à son tél en 3G vie Bluetooth (malgré les dires de SFR !).
JE VEUX le SonyEriccson V800. Il a toutes les fonctions dont j'ai besoin (dont 3G et bluetooth bien sûr). Je sais qu'il fonctionne avec un mac. J'ai déjà téléchargé les drivers, je les ai reprogrammés pour la France. JE SUIS PRET !
Sauf qu'il n'est vendu QUE par SFR. Et donc, avant les 3 mois fatidiques, même pour 1 million de $ (faut pas déconner quand-même), on ne peut pas l'acheter. Interdit. Impossible ! Je le sais. Je suis quand-même retourné hier chez SFR pour vérifier... C'était pas la peine... Grrr. De mauvais poil tout l'après-midi.

Nous sommes le dimanche 30 janvier 2005. Il est maintenant 10:29. Je vais pouvoir filer à l'espace SFR des Champs Elysées pour acheter mon téléphone à 11:01 (ça ouvre à 11h, j'ai vérifié ce matin).
Ca se soigne, docteur ?

28 janvier 2005

L'optimisme est de retour

Ce matin, j'intervenais successivement :
- dans une conférence du CMIT (Club des Directeurs Marketing du secteur des TIC, drivé de main deLogo_cmit maître par Sandrine Ferlet, Directrice Marketing de Computer Associates) pour parler de communication interactive
Logo- puis lors la conférence de clôture du salon des Entrepreneurs, pour présenter un rapport du Club.Sénat sur les questions de Sécurité informatique que j'ai coordonné.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti autant d'énergies positives et de dynamisme dans deux assemblées bien différents - 25 directeurs marketing d'une part, 400 entrepreneurs d'autre part.
Pour les premiers, la sensation que le média internet donne un coup de fouet à leurs plans marketing. Qu'internet leur donne la possibilité de construire une nouvelle relation avec leurs prospects.
Pour les seconds, une douce sensation de nouvelle volonté d'entreprendre qui me rappelle de bons souvenirs. Sensation d'autant plus agréable que les prétentions exagérées et autres vérités assénées de but en blanc sont restées au vestiaire.

Bref, j'aime bien ce qui se passe. 2005 me fait envie !

27 janvier 2005

La publicité relationnelle

PubAttention ! Auto promo !
Une fois n'est pas coutume, je me permets un petit espace promo pour une réalisation de Singapour : depuis maintenant 5 mois, nous éditons une newsletter intitulée Après la Pub (www.apreslapub.com). Si j'en parle aujourd'hui c'est que les thèmes abordés dedans sont proches, très proches, de ceux qui  me sont chers (oeuf corse). Vous yu retrouverez même quelques contenus échangés !
Je vous recommande d'aller y faire un petit tour si vous souhaitez une petite décompression de cerveau en fin de semaine... Tout en découvrant, quand-même, pas mal de petites nouveautés sur la façon d'envisager le rapprochement de la publicité et du marketing relationnel.
Bonne lecture et commentaires bienvenus !
Au sommaire du numéro de ce matin... tiens, non, je vous laisse plutôt découvrir l'édito de "Job Serve" :

5ème numéro d’Après la Pub pour fêter 2005, le hasard (et notre sens de la périodicité) font bien lesApreslepub choses.

Alors, quel parfum aura ce numéro 5 ? (très drôle ! NDLR)

Celui du marketing viral : qui peut sentir "très mauvais" (voir Après coup) ou la "fausse bonne idée" (voir Post synchro), mais également exhaler la senteur du succès lorsqu’il associe pertinence et créativité (voir Après la Home et l’édifiant relais du CV du grand Alexandre).

Ce N°5 dégagera des vrais odeurs.
De celles qui collent à la peau, avec un article transperçant sur la relation au corps (voir Et Après). Ames sensibles ou nez frileux : s’abstenir !
Enfin, il flairera avec raison, les nouvelles limites de la marque (voir d’Après vous) : attention sondage exclusif !

Et si vous ne vous sentez aucune affinité avec un de ces articles, je ne vois qu’une explication : vous nous avez dans le nez.
Job Serve

25 janvier 2005

... et surtout, est-ce que tu B... ?

Vous vous souvenez de ce sketch des Inconnus (de mémoire) ? C'était Tourner Ménage. Un mec épouvantable qui demandait à toutes les nanas sur le plateau "est-ce que tu b... ?". L'animatrice lui expliquant alors, "tu sais Robert, il faut pas faire comme cela si tu veux séduire les jeunes femmes. Il faut que tu t'intéresses à elle, leur poser des questions sur leurs centres d'intérêt, ...". Ah bon ? "Alors Josiane, est-ce que tu aimes la philosophie ? ... et surtout, est-ce que tu baises ?"...

Le ouèbe est magique (comment-ça je le dis dans tous les posts ?), car il permet un raccourci merveilleux depuis la découverte de la marque jusqu'à l'achat, l'abonnement, l'inscription, ...

C'est quand même pas une raison pour exagérer, les gars, quand vous faites une campagne de pubAventclaventure014 sur internet, prenez le temps d'accueillir vos "prospects" derrière la bannière, draguez-les !
Evitez de les renvoyer directement sur la page d'inscription, ou sur le bon de commande, c'est un peu violent, non ?

--
Petite précision suite au post de Gilles :
Mon post est un peu trop "raccourci".
Pour éclairer un peu mon propos :
- Historiquement les "marchands de yahourt" passent directement de la pub télé au rayon de supermarché. L'élément de mesure essentiel étant le nombre de pots suppélentaires vendus (là aussi analyse un peu à la serpe...)
- Le marketing interactif permet (implique ?) la multiplication des étapes :
   - découverte (pub)
   - aide au renseignement sur la marque le produit
     (mini site, site, brochures en ligne, démos
     interactives, ...)
   - Animation des communautés de prescripteurs (e-news,
     e-pr, ...)
   - Animation des réseaux de distribution
PUIS vente.
Sans OBLIGER le prospect à passer par l'ensemble des étapes (il ne le souhaite peut-être pas), je trouve dommage que peu d'annonceurs offrent à leurs visiteurs des alternatives à l'achat. Pourtant, un visiteur qui s'est "impliqué" dans la marque devient un prescripteur potentiel, même s'il n'est pas encore client. Pour se rapprocher de mon post sur la distillation, il est plus faciel de transformer un visiteur en futur client que de recommencer le process à 0.
Je préfère éviter de "montrer du doigt" les "mauvais élèves"... A l'exception peut-être du site de l'agence Singapour ;+)

20 janvier 2005

Pomme de discorde

Suite à la note de Damdam sur la "communauté Mac..."

"Animation de communautés" est donc, vous vous en êtes peut-être rendu compte, une de mesPhot236 obsessions (professionnelles uniquement)...

Voici le contre exemple qui m'a toujours laissé sans voix :

Apple et ses prescripteurs
Pour tous les MacUsers, clients fidèles de la pomme depuis des lustres, avez-vous déjà eu la perception qu'en tant que prescripteur (car tout Mac User qui se respecte se transforme comme par magie en VRP de cette marque, j'en suis la preuve vivante) vous êtiez un tant soit peu considéré ?
- Un geste quelconque lorsque l'on passe pour plusieurs dizaines de milliers d'euros de commandes par an ?
- Un invitation un peu différente pour l'Apple expo ?
Hé, Guillaume, t'y va un peu fort, là...
OK, ok, je me calme...

- Une carte de voeux ?
- Une carte tout court ?
- Un courrier, un coucou ?

RIEN ! Zob. Nib.

Pire ! rares sont les commandes livrées dans les temps. Quand vous avez l'occasion d'être en contact avec un être humain chez Apple et que vous lui posez une question... votre e-mail disparait dans un trou sans fond.

L'horrible sensation d'être...Vache_a_cornes
La déception que l'on ressent parfois face à cette marque est à la hauteur de l'amour que l'on porte à ses produits. L'horrible sensation d'être cocu, en un sens.
Et aussi crétin que le plus con des cocus, on est contents, on continue ! On se vautre dans l'iPod Mini quitte à trainer sa femme à l'AppleExpo moins de 24h avant son accouchement car on a entendu qu'il y avait des modèles enfn à disposition sur le stand de la FNAC (histoire vécue, ma fille Madeleine est née le 2 septembre, à 4h du matin, nous avons Sandrine et moi passé notre journée du 1er septembre Porte de Versailles).
Encore pire, à chaque conférence, dès que je suis sur scène, je sors ma paire de cornes... heu qu'est ce que je raconte... mon PowerBook 12" MEME SI JE N'EN AI PAS BESOIN ! Un grand malade !

Le mystère de la pomme croquée
Autant dire que cet exemple de non animation de communauté me laisse pantois. Pour avoir eu l'occasion d'en parler avec de nombreux autres chefs d'entreprises fadas de la pomme, tous avaient exactement la même sensation.
Au point qu'Apple aurait même abandonné l'idée de mettre en place un programme de fid' sur l'Apple Store, estimant (sans doute à juste titre) que cela ne valait pas la peine.

A désespérer les directeurs marketing...

Bon je vous laisse, j'ai un Mac mini à aller acheter.

19 janvier 2005

Le principe de la distillation du prospect

DistillationDéjeuner aujourd'hui avec Cécile et Fred. Sujet officiel : IAB 2005, avenir, objectifs, organisation, ...
La conversation dérive.
On en arrive à un de mes sujets "marotte" : la fabrication du Cognac (je ne suis ni bourré ni devenu totalement dingue vous allez voir).
Au départ : des belles grappes de raisin bien mûr
A l'arrivée : un alcool pas dégeu à 40°
Entre les deux une série de manipulations dont je vous passe les détails.

De la fabrication du Cognac
Il faut quelques centaines de grappes de raisin, que nous dénommerons CIBLE pour faire une bouteille que nous appelerons CLIENTS

Si je perds grain de raisin, ça n'est jamais qu'une couverture sur cible un peu moins performante…
Si je dilapide un litre de raisin pressé, c'est déjà quelques prospects qiu s'évaporent…
Si mon alambic est percé lors de la seconde distillation, à chaque goutte perdue, ce sont des leads qualifiés qui partent à la poubelle.

De la fabrication du client
Pourtant, les efforts marketing consentis pour récolter le maximum de grappes de raisin - le plan média - sont considérables. Des outils de mesure, d'analyse, de calcul de coûts particulièrement performants sont développés. Les GRP sont traqués avec une attention de tous les instants.
En un mot imaginez le binz si une page de pub pour votre nouvelle offre dans votre titre de presse pro favori sort... blanche. Y'a forcément kekun ki passe à la trappe.

A l'autre bout de la chaîne qui inspecte régulièrement son "pipe" pour vérifier si les prospects chauds sont réellement suivis au plus près ? Qui n'a jamais vécu le cas des leads qualifiés dont on n'entend plus jamais parler un fois qu'il sont passés "au commercial" ? Pire, le cas desdits leads traités avec un mépris extrêmement vertical, justement parce qu'ils viennent du marketing...

De la fabrication du prescripteur
Je continue ! Dans le Cognac une jolie expression qualifie de "part des anges" la liqueur qui s'évapore des fûts de chêne lors du vieillissement.
La "part des anges" des prospects (ceux qui s'évaporent peu avant la mise en bouteille) est à considérer avec force !
Le gusse était à deux doigts de signer. Il ne l' pas fait, certes, mais il vous aime bien quand-même. Qui sait, il peut revenir ? En tout cas, il va certainemetn dire du bien de vous !
Qui pense à animer ces petits angelots là ?

On a donc rêvé, lors de notre dej, de plans marketing qui prennent les choses à l'envers. Qui parte de l'optimisation de la transformation client pour remonter petit à petit vers le détection "dans le dur".

En conclusion, quand vous croisez un ange, pensez à lui taper dans le dos (ou à lui payer une bonne bouffe) il vous le revaudra bien.

Ca c'est de l'article de fond qui fait avancer le marketing !

18 janvier 2005

Fantasmes, Mac et entreprise

Pour réagir au commentaire de Laurent suite au post de Loïc sur la 3G sur Mac, voici quelques remarques sur l'usage du Mac dans une entreprise de 50 personnes :

Parc de Singapour :
30 eMac et G5, 10 iBooks/Powerbooks (portables), Serveur Windows NT, Quelques PC portables

- Non le Mac n'est pas plus cher !
• Un eMac, tout compris, c'est moins de 800 € aujourd'hui, soit moins de 1500 € avec Office et autres logiciels utilisés dans mon entreprise
Qui dit mieux pour une machine totalement intégrée, stable (0 panne en 12 mois depuis migration), esthétique
• Un portable Mac, c'est moins de 1000 € TTC en premier prix (super convenable), une machine haut de gamme, avec blutooth et wifi (qui marche !) c'est moins de 1 500 € HT.

- Non le Mac n'est pas "propriétaire"
Depuis la migration vers MacOSX, plus JAMAIS le moindre problème de compatiblité Mac/PC dans le transfert de documents bureautiques.
Notre réseau est hétérogène, les Macs accèdent au serveur Windows, les PC communiquent avec les Macs. Les bases de données sint partagnées de façon 100% transparente. Tout va bien :+)

- Non l'offre logicielle n'est pas limitée
Si pour ce qui est des jeux à la pointe de la techno, ce n'est pas ça, pour ce qui est des applications standard en entreprise, la quasi totalité des logiciels "tournent" maintenant sur toutes les platesformes. Clin d'oeil amusant, la dernière version de MS Office pour Mac intègre des fonctionnalités non encore portées sur PC ! La généralisation des applicatifs ASP tournant dans un navigateur rend ces questions d'environnement de travail encore plus obsolète. Seul regret, le fait que Explorer 6 ne soit pas porté sous Mac rend difficile l'accès à quelques applis web. L'arrivée de Mozilla va-t elle arranger/accélérer les choses ?
Pour info, j'ai même accès en VPN à mon réseau interne, sans problème de plateforme depuis chez moi.

- Non la maintenance n'est pas un problème
Au contraire ! Singapour a confié la gestion et la maintenance de son parc informatique à une entreprise extérieure (Plenuim), spécialisée dans l'outsourcing de l'informatique des PME. Non seulement, les administrateurs Mac compétents existent, mais, de plus, avec la génération MacOSX, les compétences UNIX/Linux de beaucoup d'informaticiens rendent le Mac beaucoup plus accessible pour tous.
En une journée par semaine, notre "responsable informatique déporté" gère notre parc.

Sans aucun doute, donc, le "TCO" (Total cost of ownership comme disent les informaticiens) d'un parc Mac est beaucoup plus intéressant que celui d'un parc PC

- Quelques petits plus…

Accès internet distant ?
Pas de problème, le réseau ethernet est indisponible ? Bascule automatique sur le réseau Wifi. Le réseau Wifi n'est pas là (déplacement) ? En 1 clic, c'est la connexion GPRS (encore pour quelques jours avant UMTS) qui prend le relais. Temps de configuration : moins d'une minute. Niveau de connaissance informatique nécessaire : proche de celui de l'huitre (avec 10 doigts en plus).

Présentation sur VidéoProjecteur
Je branche, le vidéoproj et détecté, ma présentation est à l'écran. Je n'ai touché à rien. J'allume mon téléphone, le voilà transformé en télécommande Bluetooth...

Ah j'oubliais,
Je n'ai pas honte en sortant mon portable de mon sac à dos

Pour ceux qui craquent tout de suite :

www.apple.fr (pour les PME)
www.plenium.fr


17 janvier 2005

Publicité relationnelle et relation à la publicité

La convergence. Tout le monde n’a que ce mot à la bouche.
C’est le téléphone qui va gagner sur le PDA et la télé sur le net qui est plus fort que le PC qui a du soucis à se faire face à la TNT...
Qui sera ze méga média boite de Pandore qui fait tout ?
Qui proposera l’interactivité terminale dans un seul terminal ? Toc, un clic, je choisis ce que je veux musique-télé-radio-film-foot-météoroscope. Trop bien. Qui ?

Et les "consommateurs" dans tout ça ? En ont-ils envie ?

Moi, Cadre hyper speed du 3° millénaire qui suis tombé dans un ordinateur quand j’étais petit, de temps en temps, j’adore faire le légume devant ma téloche. C’est l’Arme Fatale 4 qui passe pour la 33° fois ? Je l’ai en DVD en méga meilleure qualité ? Et ben, tant pis ! J’enfile mon costume d’huitre décérébrée, je mets mes deux hémisphères en mode veille et j’en profite.
Je n’ai rien choisi du tout, et c’est ça que j’aime.

Dans ces moments là, j’ai besoin de passer en mode "passif", d’arrêter de me promener dans une arborescence infinie m’obligeant à chaque seconde à faire des choix entre "OK" et "Annuler", entre "Previous" et "Next", ... entre tel et tel lien. Je redeviens linéaire. Il est 20h40. Jusqu’à 23h54, je sais d’ores et déjà que le temps qui passe sera la seule variable.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Parce que je suis persuadé que ça ne sert à rien d’essayer à tout prix de faire converger l’interactivité de l’e-pub et l’hypnotisme de la pub télé. Qu’il est infiniment plus efficace de tirer le meilleur parti de chaque média.

Devant ma télé, je suis un légume. Et j’avale avec bonheur mes spots à la chaîne.
Me demandez pas de cliquer sur le super "Red Button" de nos amis brits. J’ai perdu l’usage de mes membres. Mais en revanche, côté perméabilité, rien à dire, mon cerveau (ce qu’il en reste), se transforme en éponge !
Ni interactivité, ni réactivité, mais quelle mémorisation !

Face à mon Mac, rien à voir ! Hop, hop, je bondis de page en page, de logiciel en logiciel, je fais un saut sur le web. Un coup d’oeil à cette bannière ? Pas mal. Pas le temps, j’y retournerai plus tard. Allez, si, un ptit clic. Intéressant. Je le note, pour mon prochain passage à la FNAC. Vite vite, je retourne à mes moutons. Ma recherche. Mes résultats... Hop. C’est tout à fait cela que je recherchais. Parfait ! Je m’inscris... Je suis trop fort. Le cerveau aux aguets...
Pas trop de place disponible pour que la pub fasse son nid. Mais quand le cas se présente.
C’est immédiatement une relation qui s’initie, une histoire qui commence !

Je ne suis pas le premier à le dire : Vincent Grégoire, du cabinet Nelly Rodi, et bien d’autres analystes des tendances s’inquiètent de la relation fusionnelle qui existe entre l’individu et son PC. La relation poussée à l’extrême.
Côté télé, pas de panique !
Qui a déjà pensé à mettre un autocollant dessus ? Qui rêverait d’y mettre un fond d’écran ? C’est une boîte.

Bref vous me comprenez, la convergence, pour moi, c’est pas pour demain. Et tant mieux !

Il nous reste de bien belles années pour réaliser de belles campagnes télé et progresser on-line.
Pour un moment encore, la relation à la pub en télé restera la magie de la mémorisation, et sur le web, la publicité relationnelle.

13 janvier 2005

Prendez-moi-pas-pour-un-c..-SVP

ChevreAvis consommateurs,
notes d'acheteurs sur des produits, films, disques, services,
Forums dédiés à des marques, des environnements, des passions,
Blogs thématiques (oeuf corse !)

...
Le web regorge d'espaces permettant aux consommateurs de s'exprimer librement sur les marques, produits et services qu'ils adorent ou abhorrent. L'impact de ces commentaires est bien identifié.
En positif, souvent mis en avant lors de la mise en place de projets dits de "marketing viral"... ou, ce que l'on identifie moins, en négatif - l'échec commercial retentissant de quelques films "poids lourds" ces derniers mois, malgré des investissements marketing plus que conséquents en est la preuve tangible. Quelques post, SMS ou e-mail faisant état de la piètre impression des premiers spectateurs et le sort en est joué...

Ahhh, si je pouvais (discretos) noyauter tel ou tel blogue ou forum pour mettre en avant ma marque, mon produit, discréditer si possible mes concurrents, ce serait trop top ! Et comme le web est anonyme, fastoche, je me créé une chtit' adresse mail sur un webmail quelconque et c'est parti !
STOP !

Petit flash-back sur une histoire vieille de quelques mois
.Boomerang
Une major du disque suit cette brillante démarche au pied de la lettre. Poste des chansons trop mortelles sur un blog de musique... et envoie l'un de ses employés au casse-pipe : dizy qu'il est trop top ce disque sur le blog. Personne n'est dupe et les propriétaires dudit blog identifient immédiatement l'arnaque. C'est la même adresse IP qui est derrière l'envoi de la chanson... et les commentaires plus qu'élogieux qui la consacrent au panthéon de la musique actuelle. Du coup l'effet boomerang est instantané ! L'affaire s'ébruite, ledit "Major" et l'artiste associé deviennent la risée des MP3Blogueurs... Moyen moyen pour lancer une nouvelle Star... (Pour en savoir plus sur cette histoire relisez le post très marrant sur le blog de Chryde)

Les enseignements
Animer une communauté de prescripteurs, oui, 1000 fois oui. Leur apporter les arguments qui tuent, les rassurer dans leur "passion" de la marque, d'un produit, les informer en priorité sur les nouveautés, les traiter avec un brin de déférence qui va les valoriser. Nous y sommes tous sensibles.

Ce type d'expériences très enrichissantes se multiplient grâce au web. Newsletter communautaires (une des spécialités de mon agence, Singapour), blogues de marques (voir la conf de Loïc le Meur sur le sujet le 18 janvier), animation de communautés de prescripteurs on-line tel que l'agence Heaven l'organise avec talent, finesse... et efficacité depuis plusieurs années. Bien des moyens existent, et prennent une dimension jamais vue grâce au web.

Mais de grâce, confrères et annonceurs, ne vous faites jamais passer pour le consommateur que vous n'êtes pas !
- Ca se sent à plein nez
- Cela fait courir le risque de décrédibiliser tout l'édifice participatif du web
- Vous prenez vous-même des risques inconsidérés
- La prétendue efficacité de telles initiatives se limitera de toutes les façons aux quelques posts que vous vous évertuerez à diffuser à droite à gauche, sans atteindre les seuils critiques nécessaires pour enclencher la sacro-sainte viralité

Bref, prendez-nous-pas-pour-des-cons. Tout le monde va le payer cash. Ceux qui s'y risquent, comme le web dans son ensemble qui perdra sa crédibilité.

12 janvier 2005

Le blog d'emploi

Hier soir, petit conseil éclairé de Christophe Delaporte, directeur des rédactions du Journal du Net après mon petit mot de remerciement pour le lien vers mon blog dans sa newsletter d'hier : "Il faudra peut-être tenir un "blog du blog" : quelle discipline, quelle astreinte, quels pépins (éventuellement), comment garder la motivation, etc...". Quand c'est le journaliste reconnu qui conseille, c'est qu'il faut le faire !
Je prends donc la balle au bond, même si de tels espaces existent certainement déjà : je vous propose de partager vos "trucs et astuces" en commentant cette note, je crée une catégorie "Blog d'emploi" pour que toutes les contributions à ce sujet soient facilement accessibles.
Quand on a commencé il y a 48h, faut être gonflé pour donner des leçons...
Je reprends donc les conseils de Loïc Le Meur et mes premières expériences, quand-même :
- CONSEIL #1 : quand on à rien à dire, mieux vaut se taire
- CONSEIL #2 : un peu tous les jours, c'est mieux que beaucoup tous les mois
- CONSEIL #3 : polémique ? un peu, ça fait réagir, mais pas trop, ça énerve et attention aux retours de manivelle
... à suivre donc dans la rubrique blog d'emploi dans les jours qui viennent

Macmaniak partagé…

BeautyshotmacminiHier soir, Steve Jobs nous a encore réservé une jolie surprise. Sortie de Mac mini. Un Mac, un vrai pour moins de 500 €. Comme quoi on peut être petit (moins de 5% de PDM) et toujours innovateur.
Je vous laisse découvrir sur le site Apple France, mais la surprise est de taille : un ordinateur personnel de la taille d'un CD, c'est quand-même top !
J'ai fait l'exercice : construire une "vraie" config, avec gros disque dur, mémoire suffisante, 100% sans fil (bluetooth + wifi embarqués), clavier et souris sans fil eux aussi + ecran plat 17" : moins de 1 500 € TTC. Très chic sur un bureau...
Mon côté chef d'entreprise, lui, est moins excité : toujours pas de portable G5, pas d'évolution dans les PowerMac "'pro". MacOSX "Tiger" (10.4) en retard... Quand cela fait plus de 10 ans que l'on ne jure que par la pomme pour équiper ses bureaux, on reste sur sa faim… Pour une analyse plus poussée je ne peux que vous recommander mon site de tous les matins Macbidouille.com et son charismatique Rédac chef Lionel. Incontestablement la référence de l'information dédiée à l'environnement Mac en France.
Si vous craquez, avant d'acheter, pensez à vous inscrire sur cashstore.fr, le site de Catherine Barba qui vous fera faire très intelligemment des économies substantielles, y compris sur l'AppleStore

11 janvier 2005

Message personnel !

PapaPapa,
Tu te demandes depuis bien longtemps à quoi ça mène tout ça, le ouèbe, la comm, la pub... Qu'est ce qu'on en fait, ce que cela apporte à notre petit monde, au Sud, ce que cela changerait si on changeait tout...
Ca cogite, ça phosphore, ça échange. Quelques pistes d'échanges et de réflexion.
Merci pour tout ça aussi
Ton fils

Un sujet très original : le pouvoir des médias !

En réaction à la réponse d'hier de Lo
Il y a quelques mois de cela, déjeuner avec Serge July. Interrogé sur le rôle des médias dans les le résultats du premier tour de l'élection présidentielle, le Directeur de Libé affirme que le rôle de l'ensemble des médias n'est QUE de "refléter l'opinion".

L'OPINION étant un tout, une entité mouvante et impalpable.

Ses années d'expérience et son franc-parler le laissent à penser qu'il a sans doute raison. Que "les médias" n'ont pas volontairement lourdement insisté sur certains points de l'actualité (vous vous souvenez certainement de l'ouverture du JT de 20h la veille du premier tour consacré à un petit vieux agressé par "des jeunes" dans son pavillon de banlieue)  dans l'optique de manipuler les votes.
De là à affirmer que les médias ne sont pas un pouvoir, j'ai comme un doute...

Alors quand un article reflète le point de vue de l'ensemble d'une rédaction... ou celui de "l'opinion", on peut penser qu'il est mûrement réfléchi et que ses conséquences sont analysées, ... quand il est le fruit d'une décharge d'adrénaline d'un blogueur fou, gloups, faut faire gaffe !
Alors entre pensée unique et délires individuels, pas facile de choisir son camp.

Conclusion :
Tourner 7 fois son clavier dans son blog quand on poste une opinion ?

En tout cas, merci à toi, Lo, pour cet échange. Pour le prochain post, je vais tenter un atterrissage en douceur vers plus de pub d'e-pub de marketing interactif, de trucs normaux, quoi !

PS : Claudie, la Déléguée Générale de l'IAB vient de passer une tête dans mon bureau : tu as vu, ton blog est cité dans les brèves du JDN  de ce matin ? Résultat des courses, déjà plus de 395 visites depuis ce matin... Christophe, Corinne (et toute l'équipe bien sûr), une fois de plus : chapeau pour ce que vous avez fait !

10 janvier 2005

Les Business vampires

Après 24h de blog actif, obligé de dire que je n'ai pas beaucoup de réponses rassurantes à mes questions super existentielles ! Laissons le temps au temps...

Ce soir, réunion exceptionnelle du bureau de l'IAB (les journées sont longues). Au menu : IAB 2005, quelle organisation, quels projets ? Je quitte la présidence mi-février, quelques aménagements à prévoir... A ce propos une petite pensée sur nos amies les bêtes :

Vous connaissez les vampires ? Cette charmante espèce de chauve-souris qui se nourrit du sang d’autres mammifères...
Derrière leur aspect terrorisant, ces petites bestioles ont su développer des règles de vie sociale... à méditer !

En effet, lorsqu'une colonie de vampires part en chasse, ceux qui trouvent de quoi se nourrir en profitent à fond ! Plus qu’ils n’en ont besoin. Pourquoi ? Pour partager le "trop plein" avec leurs congénères qui n’ont pas eu la même chance. Un vrai exemple d’altruisme social.
Une analyse scientifique poussée a démontré que les espèces qui développaient ce type de comportement avaient tendance à voir leur population se développer. Alors que celles dont le comportement était égoïste stagnaient ou régressaient.
En bref, un comportement animal altruiste développe l'espèce,
Un comportement animal égoïste entraîne sa régression.

Désolé pour le côté très raccourci de cette analyse, mais je ne fais pas partie des équipes de chercheurs qui se sont penchés sur la question. J'ai retenu la trame de la démonstration que j'ai eu la chance d'entendre un jour.
Pourquoi ? Parce que nous serions nombreux à gagner à la méditer dans notre environnement business !

Mes "quelques" années d'implication associative (ONG lorsque j'étais étudiant, puis BDE, of course, puis IAB depuis 1998) m'ont permis de découvrir que notre communauté professionnelle comportait deux familles très très distinctes : les altru-vampires (de gentilles petites bestioles, donc) et les vampires version Dracula.
Ceux qui ont compris que leur investissement au profit de la communauté, même s'ils n'en mesuraient pas l'effet à court terme, serait bénéfique en fin de compte. Pour tout le monde... donc pour eux.
Ceux dont l'égoïsme chevillé au corps font qu'ils préfèrent ne jamais rien faire, de peur de faire progresser aussi leurs concurrents...

La bonne nouvelle donc, c'est que les seconds sont amenés à disparaître. Ce sont les chercheurs qui le disent. Je peux quitter la présidence de l'IAB l'esprit serein !

07 janvier 2005

Blogue, légitimité et démocratie

Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. On peut changer d'avis et être un imbécile quand-même... Pour ce qui est de changer d'avis, je ne sais pas encore...
En tout cas, Loïc, tu m'as convaincu, il est mieux d'essayer que de douter.

Voici mes doutes :
La démocratie
Depuis la chute d'Athènes, jamais plus la démocratie directe n'a fonctionné. Même en Suisse, il faut être plusieurs milliers pour pouvoir provoquer un référendum.
Sur un blogue, tout le monde s'exprime. En direct. Chacun provoque. Un seul suffit. Constat : le pouvoir des minorités est démultiplié. Si je suis le premier à crier très fort, je peux faire basculer l'opinion. Qui que je sois.
Est-ce une formidable opportunité ou un terrible risque ?
Les contre-pouvoirs
Les contre-pouvoirs qui se constituent protègent-ils suffisamment du pouvoir de nuisance des despotes en puissance qui trouvent un écho jamais vu depuis l'avènement de l'Homme avec les blogues ?
La légitimité
La multiplication des sources d'information parfaitement nivelées (= chaque blog est a priori aussi crédible que son voisin), fait disparaitre la notion de légitimité.
- Un homme politique est plus légitime que moi pour prendre des décisions concernant la gestion de l'Etat.
- L'agence France Presse est plus légitime que moi pour délivrer une information fiable et vérifiée.
- Je suis plus légitime que mon voisin de palier pour délivrer des conseils sur la mise en place d'un plan marketing sur internet.
Sur un blog, tout le monde a la possibilité d'affirmer ses réalités sur quelque sujet que ce soit, entraînant potentiellement les mêmes effets, qu'il soit un expert... ou un usurpateur concernant un sujet donné.
Le pouvoir d'influence - de nuisance parfois - est attribué aveuglément par le blogue. Est-ce un risque considérable de déstabilisation ou une opportunité formidable de s'imposer plus par son talent que par son statut social ?

Voilà les questions qui me font mettre un orteil dans ce blogue. J'espère trouver quelques réponses...

Guillaume

PS : première victoire, Loïc : j'ai formalisé ces questions que me trottaient dans la tête depuis un long moment grâce à toi !

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