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« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »

28 septembre 2007

l'editing au secours du journalisme citoyen

Obiwi_home_page A l'occasion de la sortie officielle, hier, d'Obiwi, lancé -entre autres- par Julien Jacob, avec qui j'échange depuis de nombreuses années sur les question de l'évolution des médias, et après quelques (!) missions de conseil pour des acteurs des médias traditionnels, voici quelques réflexions. Qui appellent le commentaire.

1. La publicité sur les blogs "anonymes" et mono-auteurs ne fonctionnera jamais
Ce n'est un secret pour personne, sur internet, l'offre (le nombre de pages de publicité disponible à la vente) dépasse largement, très largement la demande (le nombre d'annonceurs prêts à investir sur la toile). La progression rapide de l'investissement publicitaire (Plus de 50% de progression par an depuis 2003 selon la police, un peu moins selon les manifestants*) ne permet pas d'inverser la situation. Puisque le volume de pages continue lui aussi à progresser dans des proportions plus rapides encore.

Le choix des annonceurs s'opère selon deux schémas :

- Je souhaite toucher la proportion maximale de ma cible au meilleur prix. Mon indicateur de succès est le taux de clic - transormation - leads - achat, ...

En général, alors, les agences média proposent d'arroser à tout va. Au tarif le plus bas. On est dans une approche "achat" de contact. Le contexte n'importe peu. Les grands portails et les régies externes qui agrègent des "petits" éditeurs sont passés rois dans cette catéorie. Ils attirent avec des "marques" ou emplacements (home page) emblématiques, ils négocient sur du "fond de panier" sur lequel ils ont un inventaire (pages disponibles) quasi inépuisable.

Dans ce cas, soyons simple : ce sont les agences média et les annonceurs qui font le tarif et le mode de commercialisation (en général à la performance). Les régies publicitiaires acceptent - ou pas. L'alternative s'appelle Google et ses liens contextuels.

- Deuxième cas de figure : le souhaite valoriser ma marque, mon offre, mon entreprise en profitant de l'aura du média sur lequel j'annonce.

Les_limites_de_l_affiliation Ici, la situation est différente. Le retard pris par les médias traditionnels sur internet en France, le nombre limité de supports "pure players" sur les secteurs clef des annonceurs, font que l'équilibre entre offre et demande est plus tangible. On peut alors se retrouver, dans le BtoB, par exemple, ou sur des pages d'accueil de sites emblématiques avec des délais d'attente réels. Des tarifs qui "se tiennent"... et des marques qui sortent valorisées par leur présence sur le support, au delà de la "simple" analyse de performance immédiate (taux de clic, etc...). Alors qu'utiliser des blogs à l'audience limitée, au contenu rédactionnel impossible à évaluer rend leur usage dans le cadre de camapgne publicitaire d'image bien souvent inimaginable (voir image ci-contre - le logu Auchan associé à un blog ordurer "l'usurpateur" dédié à Jacques Chirac)

Aujourd'hui, la grande majorité des "User Generated Contents" sont donc commercialisés - s'ils le sont - selon le premier modèle (des pages vues vendues au kilo, au clic, à la performance, etc...). Normal, ils ne viennent que gonfler la masse des pages disponibles, sans valeur ajoutée perçue. Pourquoi ? Car les auteurs ne sont pas perçus comme "légitimes" sur les sujets qu'ils traitent. Il n'ont pas atteint le statut de "marque méda". Le modèle publicitaire "classique" sur les blogs et tous contenus non "valorisés" ne peut donc pas trouver d'équilibre, aujourd'hui, et pour encore un bon moment.

2. Pourquoi un tel phénomène ? La puissance de l'éditing
Cela ne signifie pas, loin de là que les contenus produits par les utilisateurs, que le journalisme citoyen, n'ont pas d'avenir économique de mon point de vue. Mais leur équilibre économique passera par leur reconnaissance éditoriale. Comment atteindre cette reconnaissance, alors ?

Depuis longtemps, le métier de journaliste est multiple. Les rédactions font écrire d'un côté, et structurent, organisent, valident les contenus d'un autre. Les blogueurs se sont demandé pendant longtemps s'ils étaient des journalistes. Ce n'est pas la question. Ce qui est certain, c'est un blog n'est pas un journal. C'est le point de vue d'un - ou plusieurs - rédacteurs. Non édité. J'entends pas là non réorganisé et structuré par un rédacteur en chef technique. Editor en anglais si je ne m'abuse. Editeur pour certains canards en France.

Agoravox a ouvert la voie en "validant" des contenus (=vérification de l'exactitide + sélection ou non). Certains ont suivi - comme Paperblog par exemple. Mais quelle est leur mission ? Eux-mêmes ont du mal à la définir.

J'ai échangé régulièrement avec Julien depuis son départ de CNet sur la notion de journaliste citoyen. Sur le rôle de "l'éditeur" face au rédacteur. Je pense qu'Obiwi ouvre une voie qui va participer à définir le nouveau modèle des médias. Une interaction forte entre journalistes pro et amateurs (Pro/Am comme disent les américains), une véritable ligne éditoriale (=j'oriente les travaux de mes "rédactions"). Une mission d'éditing.

Obiwi va aussi permettre de définir de nouveaux modèles publicitaires, de mon point de vue. Un environnement rédactionnel dans lequel les annonceurs seront valorisés.

Obiwi a choisi l'approche étitoriale par centres d'intérêt. Elle est la plus logique aujourd'hui. D'autres vont voir le jour dans les mois qui viennent sur d'autres approches... Je ne vous en dit pas plus, mais nous vivons une époque formidable...

Bref chapeau à Julien et toute l'équipe d'Obiwi pour leur courage et leur ténacité, j'en connais (très très bien !) certains qui se sont arrêtés en chemin...


* Les investissments publicitaires sur internet en France sont publiés en "brut" (somme du nombre de bannières et autres formats achetés multipliés par leur prix facial - ce traif ne prend donc en compte aucun dégressif, les espaces commercialisés à la preformance sont recalculés en "équivalent CPM"). La réalité des tarifs pratiques varie selon les secteurs et le type de support de moins beaucoup à moins énormémént (record vu de mes yeux : -99% sur une proposition pour un de mes clients, je vous promets)

24 septembre 2007

Les Urbanophiles saison 2 : derniers films

Les urbanophiles continuent à faire l'actualité. Alors que France 3 Auvergne leur consacrait un reportage entier la semaine passée lors du 19/20, voici que les deux derniers films de la "saison 2" pour ceux qui se sont attachés à la saga.
La suite très bientôt...

  Le réveil

Vous savez, lorsque l'on si content d'être entouré et accueilli le matin dans nos grandes villes. La douceur des chants d'oiseaux, le sourire du garçon de café... Spéciale dédicace pour David qui se reconnaîtra...

  La baignade

Vous avez déjà assisté aux bains de soleil surréalistes au bord des voies sur berge ? Au milieu des voitures... On continue

Lire la suite "Les Urbanophiles saison 2 : derniers films" »

20 septembre 2007

Paris brûle-t-il ?

Lever_soleil_paris

En quelques minutes ce matin, le ciel de Paris s'est embrasé. Le temps de prendre cette photo, et c'était fini.

19 septembre 2007

Le Freeride au secours du ski français : Zag is back

Franck_bernes_heuga

Zag_skis_lady_gold_2 Quand les tous meilleurs Freeriders et les références du shape de snowboard s'associent pour créer une marque de skis, ça fait des étincelles... J'ai eu la chance de rencontrer avant l'été Franck Bernes-Heuga et Stéphane "Zag" Radiguet. Ensemble ils redonnent un nouveau souffle à Zag Skis pour la saison 2008.

Le mix passion / efficacité est impressionant. La page d'attente du nouveau site est en ligne... Les actualités vont suivre...

En photo ci-contre : Franck dans son plus beau costume de directeur général.

Ci-dessous, le même analysant la progression des courbes de ventes de son tout nouveau modèle de Freeride 2008

(photos - © Philippe Royer - DR)

Skis_zag_f_bernes_heuga

17 septembre 2007

PagesJaunes.fr : la révolution de velours

Nouveau_pages_jaunes_fr A 0:00 dans la nuit de mercredi à jeudi, la nouvelle version des PagesJaunes.fr sera disponible pour tout les internautes. J'étais invité ce matin à rencontrer toute l'équipe qui a conçu cette nouvelle version. Une rencontre passionnante. A la hauteur de l'enjeu de cette nouvelle version... Je m'explique.
Les Pages Jaunes restent une institution. Pour beaucoup de français, le lien entre l'économie locale (les PME, commerçants, artisans) et les citoyens (consommateurs).
S'il fallait caricaturer, voici l'évolution de cette "institution" :
- quelques générations d'annuaire papier,
- 30 ans de Minitel et ses évolutions*
- puis cette version conçue et penser pour internet et les internautes.

Autant dire que les équipes du projet jouent gros. Si elles s'adaptent aux habitudes de recherche des internautes (recherche simple et intuituve), elles vont déstabiliser toute une génération de "Minitel Natives" pour qui l'interface d'échange (IHM) avec un écran, C'EST les Pages Jaunes. On peut s'attendre donc à une étape de... transition sympa !

Assez parlé Minitel, hein ?

Rercherche_contextuelle_pages_jaune Sinon, donc, l'évolution, telle que présentée par les équipes projet est en effet assez impressionnante. L'interface Bichon™** est impressionnante. Champ 1 : Qu'est ce que je recherche ? Champ 2 : Où ?
What Else ? Comme dirait George. Juste la possibilité d'ajouter "a proximité". Et crac. Sur les exemples choxis tout à fait au hasard, ça marche. La recherche resto japonais" "avenue de Wagram, Paris" (l'équivalent des pizzas de Google :+)) liste en effet les restaurants japonais (et uniquement ceux-là) via une analyse sémantique sur le nom, mais aussi le descriptif des restaurants. Comment ? Un lexique a été associé à des milliers de recherches type. Et la recherche s'effectue sur ce lexique. Il suffit que le mot Sushi soit retrouvé dans le descriptif pour que le restaurant soit identifié comme japonais. Assez impressionnant.

Cerise sur le gâteau, une recherche contextuelle et évolutive est proposée (voir photo ci-dessus). En deux mots : l'interface vous propose d'affiner votre recherche au fur et à mesure. Intelligent, et proche de la (ma ?) mécanique mentale de recherche.

Autour de ce nouveau mode de recherche et du moteur associé, les équipes PagesJaunes.fr ont intégré la navigation par cartographie en profondeur. En permanence, on a en effet la possibilité de basculer d'une recherche en mode classique (annuaire) à celle par cartographie. Petite (semi) nouveauté : on peut passer via calque d'un mode de représentation 100% carto à un mode 100% photo. Comme l'avait fait GéoPortail à son lancement. Assez classieux !

Enfin tous les services intégrés petit à petit depuis plusieurs années sont intégrés de façon intuitive, logique (!) et plutôt assez conviviale. Une réussite, donc.

Une culture propriétaire...
Equipe_pages_jaunes Ca bouge chez PagesJaunes. Pas de doute ! Le fait d'avoir été invité en avant première en est la preuve (voir photo ci-contre). Mais on sent que la culture d'entreprise (garder la main sur son offre, sur "son" audience, sur ses services, ...) reste très présente. Que cela soit au niveau commercial ou au niveau de la mise à disposition des services à l'utilisateur.
- Côté commercial, l'esprit est à l'intégration complète. PagesJaunes souhaite apporter aux petites entreprises un service complet depuis la mise en avant publicitaire locale jusqu'à la conception évolutive de mini-sites pour les PME (à partir de 1 000 € environ), avec, de plus en plus présente, l'intégration de de la conception, production et mise en avant de vidéos (+/- 3 500 €). Pages Jaunes se présente comme l'interlocuteur unique internet pour les TPE/PME.
- Côté mise à disposition de services, même si des API sont à l'étude, pas question pour le moment de mettre à disposition toute la batterie de services pour intégration dans les sites / projets web de développeurs. Les services PagesJaunes s'utilisent et se consultent "à la maison !".

Conclusion : la révolution dans la continuité
Si l'évolution des Pages Jaunes est flagrante, si l'interface se rapproche de ce qui fait le succès du web aujourd'hui, sur le fond, pas de doute, Pages Jaunes et Google conservent deux philosophies bien distinctes. Le "tout ouvert" chez l'américain, le "tout propriétaire" chez le français. Assez logique certainement au vu des différences "culturelles". Si le technophile internaute "digital native" en sort vainqueur (la course à l'innovation est pour le coup partagée entre les deux acteurs), le risque de l'accentuation de la "fracture numérique" est réel. Il faudra bien réussir à ne pas laisser sur le bas côté les utilisateurs largués. Une véritable mission de service public... qui n'est plus celle de Pages Jaunes. Qui s'y colle ?

* Quand j'étais (très) petit, j'habitais Versailles (désolé). J'ai pu faire joujou avec mon premier Minitel en 1977 à la poste à côté de chez moi. Le principe de recherche des Pages Jaunes est resté identique depuis l'interface de recherche de l'époque : le métier, le nom, l'adresse, la commune, le code postal.

** Je me suis demandé pendant toute la réunion si PagesJaunes avait choisi ce nom en référence à l'historique labrador de Lycos qui cherchait si bien... avant de comprendre que faute de Bichon, il s'agissait moins poétiquement d'un Bi Champs. C'est plus facile pour trouver et en plus ça salit pas les trottoirs et n'aboie pas 24h/24.

13 septembre 2007

Collectivités territoriales et Internet : Singapour récompensé

Hier soir avait lieu le Grand Prix de la communication des collectivités locales et territoriales, organisé par l'hebdomadaire CB News. Nous a eu la joie de nous voir remettre le prix de la meilleur action de communication dans la catégorie "initiative multimedia" pour la campagne "les urbanophiles" réalisée pour le compte de l'Agence régionale du développement des territoires d'Auvergne. (j'ai déjà eu l'occasion de vous parler de cette campagne ici et ici).
Je profite de cete occasion pour vous proposer en avant-première les 3 nouveaux films de la campagne (perso ceux que je préfère). Après la mention reçue il y a quelques années de la part du magazine Strétégies pour le site du Comité départemental du tourisme de la Vendée, Singapour et CRM Company Group s'ancrent un peu plus dans le monde de la communication territoriale et locale.
Cool.
(fin de l'auto-promo)

Voici le premier des trois films de la "Saison 2" des urbanophiles. Les autres arrivent dans la journée...

   

<message personnel>L'occasion pour moi de dire au revoir à Caroline, (C'est Caroline qui pilote la campagne Urbanophiles depuis son lancement. Le pot de départ au Sénat avec prix à la clef, y' pire...), Caroline, qui après quelques années de bons excellents et  loyaux dévoués-corps-et-âme services part vivre de nouvelles aventures sous d'autres cieux. Tu va me manquer, Caro.
</message personnel>

05 septembre 2007

Prague : ne vous retournez pas, vous êtes suivi !

Horloge_astronomique_pragueEn mai dernier, j'ai eu la chance de passer 3 jours à Prague pour assurer le suivi en direct - par blog interposé - d'un évènement organisé par l'un de mes clients. L'occasion de découvrir cette ville mythique... et de prendre quelques photos.

A l'affut... d'un trou dans la foule !

Alors, oui, Prague, c'est top. Dépaysant. Des monuments à chaque coin de rue, une architecture magique, une ambiance unique. Mais, je ne sais pas pourquoi, j'ai eu l'impression que nous n'étions pas les seuls à avoir le tuyau. Alors, pour les photos, faut ruser. Surfer, jouer des coudes... ou se lever très tôt le matin. Très très tôt.
J'avais promis un petit florilège  des images prises là bas. En voici quelques unes. Pas encore eu le temps de les commenter. Ca va venir !
Pour voir l'album de mes photos de Prague, cliquez donc sur l'image ci-dessous.

Pont_charles_prague


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